A l’Est, un nouveau


Sous pression, les dirigeants du BCGO ont encore remodelé leur effectif, en évinçant notamment Woodmore et Stankovic. Le club veut mettre le paquet pour sortir la tête de l’eau, à l’heure d’affronter Sorgues, ce soir à domicile.

À première vue, ce n’est pas vraiment un cadeau que les instances dirigeantes de Gries-Oberhoffen ont fait à leurs supporters.

Ovidijus Varanauskas est la nouvelle recrue du BCGO, et il a déjà un défaut : le Lituanien présente un prénom et un nom imprononçables pour le commun des Alsaciens.

Il va falloir apprendre vite. « Il vient de Série A italienne. Même s’il avait un rôle mineur, il a joué les championnats du monde de 3-contre-3, et a fait partie de toutes les équipes nationales jusqu’en U20. Plus globalement, on connaît la culture et l’intelligence des joueurs de l’Est », distille Thomas Lotz, le manager des “géants verts”, à propos du joueur, qui a également pris part à quelques matches d’Eurocoupe l’an passé (son club a déposé le bilan, d’où sa venue).

Stankovic libéré

Exit donc DJ Woodmore, qui « n’a pas eu l’impact attendu ». « En discutant, on est assez vite tombé d’accord sur le constat : il s’est un peu éteint au fil des matches, alors que l’on attendait de lui qu’il soit un meneur d’hommes », observe Thomas Lotz.

Reste au nouveau venu Ovidijus Varanauskas d’assumer dès aujourd’hui cette responsabilité-là.

Le meneur lituanien, 1,87 m, blond au physique plutôt quelconque, semble en tout cas déjà prendre son rôle à cœur.

«Dès le premier entraînement, il replaçait les mecs sur le terrain », s’enthousiasme le manager.

L’autre départ concerne l’un des derniers rescapés de l’épopée de l’an passé, Nemanja Stankovic. L’ailier serbe, confiné sur le banc depuis plusieurs semaines, a été libéré après trois saisons passées au club. La raison ? Justin Sedlak, sous le coup d’une sanction, « sera opérationnel jusqu’à Noël ».

« Dur comme fer »

Pour le BCGO, avant-dernier et présentant un bilan de trois victoires et neuf défaites, c’est une course contre-la-montre qui s’engage désormais pour tenter de sauver sa peau en N1, et ne pas faire l’ascenseur jusqu’en Nationale 2.

Autant dire que ce soir contre Sorgues, Gries-Oberhoffen doit absolument l’emporter sur son parquet, même si les automatismes entre le meneur lituanien et ses coéquipiers ne seront pas encore optimaux.

Les Vauclusiens, 15es , se présentent à la “Forest Arena” en concurrents directs au maintien.

« L’équipe visait un Top 5 en début de saison. Avec Geiger et Tarvydas, ils possèdent deux joueurs qui tournaient à 16 points par match l’an dernier en N1, et peuvent prendre feu à trois points », analyse Ludovic Pouillart, l’entraîneur.

Le BCGO est sur la corde raide, mais les dirigeants assurent « y croire dur comme fer ». C’est déjà ça.