Un rookie pressé


bcgo_ghezalac

Néophyte en Nationale 1 à tout juste 24 ans, Tommy Ghezala s’affirme pourtant, match après match, comme l’un des hommes forts les plus réguliers du BCGO depuis le début de saison. Grâce, entre autres, à des jambes de feu.
Nul doute que le succès contre Caen, à domicile, a procuré davantage de plaisir à Tommy Ghezala, qui fêtait ses 24 ans samedi, que n’importe quel gâteau d’anniversaire.

Il faut dire que l’arrière griesois et ses coéquipiers n’avaient plus goûté à cette sensation de victoire depuis le 11 octobre dernier contre Challans. Depuis, cinq défaites consécutives ont propulsé les Alsaciens à l’avant-dernière place de la N1.

« Moralement, ça fait énormément de bien, même si on n’est pas sorti d’affaire, confie l’intéressé. L’important, c’est d’avoir fait un match complet en battant, en plus, une grosse équipe. »

Dans ses déclarations comme sur le terrain, le jeune meneur de jeu se comporte en patron, même s’il n’est encore qu’un rookie en Nationale 1.

Avec 11,5 points par match depuis le début du championnat, 16 samedi soir, il est l’un des seuls à avoir quasiment toujours donné satisfaction du côté du BCGO, en jouant avec une confiance et une insouciance inaltérables.

« Garder ce côté culotté »

« Le coach m’incite à garder ce côté culotté. Finalement, les adversaires, malgré leur CV, ont deux bras et deux jambes, comme moi », ajoute-t-il avec une spontanéité sincère.

D’ailleurs, c’est précisément grâce à la vitesse hors du commun générée par ses deux membres inférieurs que Tommy Ghezala fait des ravages. Depuis le début de sa carrière de sportif, il a toujours su tirer profit de ses qualités de vitesse, peu importe la forme du ballon.

« Avant je faisais du rugby, lance-t-il en souriant. Même si j’étais une crevette, j’arrivais à éviter les placages en courant plus vite que les autres. »

Don de la nature

Ce don de la nature, assorti à une volonté de fer, a permis à celui qui se définit lui-même comme un « compétiteur » de connaître une ascension fulgurante dans la galaxie du basket, alors même qu’il n’a commencé à côtoyer la balle orange qu’à l’aube de ses 15 ans.

« J’ai joué en cadet au niveau départemental. En séniors, j’ai connu la montée la N3 où j’ai évolué quelques saisons, avant de rejoindre Joeuf en N2 il y a deux ans, puis Gries en N1 cet été. »

Force est donc de constater que Tommy Ghezala a franchi avec une aisance déconcertante la frontière qui sépare le monde amateur de celui du professionnel.

Et s’il admet qu’il lui faut encore progresser dans son « shoot extérieur » ou dans la gestion du tempo, on peut spéculer sans prendre trop de risques que le meilleur est sans doute encore à venir pour ce mordu de travail. Ce sera peut-être même plus vite que prévu.